L’histoire du mariage

Ses Origines

Aujourd’hui l’acte même du mariage est la volonté d’un couple de se promettre un amour éternel. Cependant, cette image du romantisme est bien loin de ses origines.

En effet, dans la société romaine, on parle plus de devoir citoyen qui permettait aux familles de servir leurs intérêts communs tant au niveau politiques que économiques. Ce droit était d’ailleurs interdit aux esclaves et aux étrangers. Il était coutume, dès les 14 ans du jeune homme et de 12 ans pour les filles d’entamer des négociations pour établir un mariage arrangé. Lorsque les parents s’étaient mis d’accord, les futurs époux se rencontraient en général le jour des fiançailles. Le mariage se sceller ensuite après signature d’un contrat et d’une dot par la famille de la mariée.

A l’arrivée de la religion chrétienne, le mariage religieux devient un acte officiel et l’église interdit rapidement le divorce.
Pendant des années, la femme a été considéré mineur en passant sous l’autorité du père à celui de son mari. Une soumission totale qui n’évoluera que vers le 19ème siècle grâce à l’évolution des droits de la femme pour une égalité des sexes. Aussi, avec la révolution française, les femmes s’émancipent et obtiennent peu à peu des droits qui leurs étaient autrefois interdit.
Aussi, autrefois appelé maitre, l’amour prend le pas sur le devoir familial et le terme de maître autrefois utilisé pour caractériser son époux devient alors l’être aimé !

Les fiançailles

La tradition de la bague de fiançailles vient de l’antiquité romaine. A cette époque, il ne s’agit que d’un simple anneau que l’on passait déjà à l’annulaire gauche. Celle-ci se place à la main gauche car on imagine à cette époque que c’est au niveau de la veine de l’amour qui relie directement la main au cœur. A l’origine, les alliances étaient en fer. Maintenant, elles sont en général en or.

A partir du 15ème siècle, on dissocie l’alliance à celle des fiançailles qui diffère car surmontée d’une pierre précieuse.

Au temps du mariage d’amour, les fiançailles sont l’occasion pour les parents de se rencontrer. La fiancée se voit alors offrir une bague surmontée d’un diamant par son fiancé qu’il lui a été remis par héritage familiale. Aussi, si le futur marié possède une pierre de famille, il doit proposer, avec l’aide de son bijoutier plusieurs projets de bague à sa fiancée qui doit faire son choix. Si la bague est bénite et offerte officiellement lors de la messe, elle doit être offerte avant le repas en tête à tête et sans témoin.

Une carte de fiançailles est alors envoyée pour annoncer la nouvelle. Leurs destinataires suivent une liste qui respecte le titre de chacun. En premier lieu les chefs d’entreprise, les directeurs, employeurs ou les supérieurs militaires puis s’en suit le livre d’adresse : amis, relations, voire fournisseurs de longue date et vieux serviteurs à la retraite que l’on souhaite honorer. Autrefois, une note dans les journaux était publiée. Celle-ci ne tenant pas lieu de l’envoi de cartes individuelle.

De nos jours, la présentation à la famille a perdu de son côté officiel mais offrir une bague de fiançailles est une coutume actuelle quel que soit le milieu social.

EVG / EVF

Autrefois nommé « prendre congé de ses amis », l’ancêtre de l’enterrement de vie de garçon remonte au XVIIIe siècle. Cette coutume était autrefois réservée aux hommes uniquement. La tradition étant que le futur marié invite ses anciens « flirts », en accord avec sa fiancée et même le plus souvent chez elle, en même temps que ses amis. La soirée se déroulait par une réception limitée aux jeunes qui va du cocktail au souper et qui s’achevait parfois le plus banalement du monde en allant voir le film à succès. Le terme enterrer signifie de tuer en lui sa vie d’autrefois de jeune homme !

De son côté, la jeune fille, jusqu’au XXe siècle invitait ses amies pour une collation uniquement au domicile de ses parents. Ce n’est que dans les années 1970 que l’enterrement de vie de jeune fille et grâce à l’évolution de la condition des femmes que celle-ci évolue réellement !

Les témoins

Le jour du mariage, le choix des témoins était tout autre. En effet, on respectait une certaine hiérarchie. Si le fiancé était officier, il demandait à son colonel de l’assister. Le journaliste, sollicitait son directeur ; l’ingénieur, le président de son affaire. On comptait un témoin de chaque côté, à la mairie et deux à l’église. Comme il n’était pas nécessaire de choisir les mêmes témoins pour la mairie et l’église, il était tout à fait possible d’étendre les politesses et celles du cœur. Aujourd’hui, le choix des témoins se base uniquement sur celles du cœur !

La robe de mariée

L’antiquité

La robe de mariée a depuis toujours été une robe traditionnelle. Dans l’antiquité, la robe de mariée se composait d’une tunique blanche et d’une ceinture de couleur rouge. Le rouge étant à cette époque le symbole de la virginité. Une couronne de fleurs d’orangers ou de branches de verveine terminé la tenue.

Moyen Age

Puis, au moyen âge, celle-ci n’est pas vraiment spécifique et est le plus souvent de couleur rouge. Ceci dépendant uniquement du budget que dispose les familles. La couleur blanche ne figurait uniquement dans les ourlets intérieurs de la robe. Les jeunes mariées se paraient de leurs plus belles robes sans se préoccuper de la couleur de celle-ci. Le rouge était la couleur le plus souvent demandée car souvent celle la plus réussie par les teinturiers. Toutes couleurs étaient possible telles que le bleu, le marron, le jaune et même le noir car toutes ses couleurs symbolisaient à cette époque la fertilité et la maturité. Contrairement au code actuel, le choix de la robe blanc était synonyme de pauvreté.

XIX siècle

En 1840, la reine Victoria bouleverse les codes vestimentaires en se mariant en blanc. Ce choix de couleur a été pour elle une volonté pour mettre l’accent aux yeux de tous sur sa pureté ! Aussi, c’est dans une robe en satin spectaculaire et surmontée d’une couronne de fleurs d’orangers que le blanc revint à la mode.

Depuis le XXe siècle

Après la 2nd guerre mondiale, le manque de tissu le style de la robe de mariée devient plus simple en raccourcissant la longueur de la robe au niveau des genoux. L’église catholique reprit cette tradition afin de la perpétuer. Même si le style victorien passa de mode notamment à cause de la guerre mais aussi par le styliste Christian Dior qui créa en 1947 son style Newlook pour un style beaucoup plus épuré. Aujourd’hui, la couleur blanche reste encore incontournable et rare sont les mariées qui osent se marier dans une autre couleur.

De nos jours

Si aujourd’hui, on s’appuie essentiellement sur les envies de la jeune mariée rare sont celle qui osent la couleur.

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